Collections

Restaurations

Les dernières années ont mis l’accent sur la restauration des œuvres du legs de Silguy (1864) et du legs Colomb (1893), même si on ne peut passer sous silence la magistrale restauration, en 2006, de la sculpture "Les Ombres" de Rodin. Plusieurs œuvres, peu ou prou exposées depuis plusieurs années, voire depuis leur entrée dans les collections, ont fait l’objet d’une attention toute particulière. Sous un vernis jauni ou derrière quelque altération, les conservateurs, qu’ils soient du musée de Quimper ou d’autres institutions, ont reconnu la qualité esthétique et historique de plusieurs tableaux.

Actualité des restaurations.

Le retour de nos œuvres françaises du XVIIIe siècle après les expositions « Eloge du sentiment et de la sensibilité » qui ont eu lieu à Rennes et Nantes nous a incité à revoir l’aménagement de nos salles pour présenter au public de nouvelles pépites. Une très belle Madeleine, sans doute fragment d’une crucifixion, fraîchement restaurée par Gwenola Corbin, ainsi qu’un Saint Jacques ou Saint Jean-Baptiste, de retour des ateliers versaillais du Centre de recherche et de restauration des musées de France, ont trouvé place près des chefs-d’œuvre de Fragonard et de Boucher.
Un autre tableau du XVIIIe siècle, récemment attribué à Charles Eisen, a été déposé cette année à Versailles et il y a fort à parier qu’il viendra compléter, après sa restauration, la thématique des amours galantes.

Jusqu’il y a peu, on considérait que le musée était peu riche pour l’Ecole française du XVIIe siècle mais les redécouvertes dans les réserves ne laissent pas de le démentir. La Construction de l’arche de Noé, par exemple, est entrée dans nos collections grâce au legs de Jean-Marie de Silguy mais sous une mauvaise iconographie (Salomon faisant rebâtir le temple de Jérusalem) et a trouvé un auteur en la personne de Nicolas Bertin (1667-1736) et une date (1685) lorsque l’historien de l’art Guillaume Kazerouni a déniché le tableau définitif à Lisbonne !

 

 

Entre 2009 et 2011, plus d’une trentaine de tableaux italiens ont été restaurés, avec le soutien financier de la fondation BNP Paribas.

Depuis quelques années, le musée privilégie les campagnes de restauration des œuvres du fonds ancien, notamment issues des legs de Silguy (1864) et Colomb (1893).

Une dizaine d’œuvres a ainsi été restaurée au Centre de recherche et de restauration des musées de France (C2RMF) à Versailles. Elles ont pu bénéficier d’une imagerie scientifique complète (notamment photographies infra rouge et ultraviolet)
Quatre tableaux viennent tout juste de rentrer au bercail après deux à trois ans d’étude. Restent à trouver désormais leurs auteurs. Ferdinand Voet pour le Portrait de femme ? Un Français du XVIIIe siècle pour le Portrait de Saint Jean Baptiste ? Un Français ou un Italien du XVIIe pour l’Allégorie de la peinture, splendide et énigmatique panneau d’acajou ? Et que dire de l’iconographie du tableau représentant, selon son titre du XIXe siècle, un écrivain public ?

 

La collection du musée n’a donc pas fini de dévoiler toutes ses richesses….

 

Lien utile

Consulter le site web de la Fédération Française des Conservateurs-restaurateurs de Bretagne

Informations annexes au site