Art des 20e et 21e siècles

Portrait présumé de Jules Berry (jeune)

Emile Bernard (1868-1941)

Fin des années 20, courant des années 30

Agrandir l'image jpg 150Ko (Voir légende ci-après) (fenêtre modale)
Emile Bernard (1868-1941), "Portrait présumé du Jules Berry (jeune)", fin des années 20 - courant des années 30, huile sur panneau, don de M. Antoine Tchekhov en 2016

Huile sur panneau

2017-10-1

Don de M. Antoine Tchekhov en 2016

H. 40 cm - L. 43 cm


Emile Bernard est un artiste qu’on ne présente plus en Bretagne. Son nom demeure étroitement associé à celui de Paul Gauguin, pour le meilleur et, parfois pour le pire… Son rôle, central dans l’élaboration du synthétisme, lui a valu une renommée précoce en même temps qu’elle a rejeté dans les limbes la majeure partie de son œuvre après 1900. Pourtant, tout comme Anquetin, Bernard fut l’un des premiers, après avoir bouleversé les codes picturaux, à revendiquer une filiation avec l’art ancien. Si Anquetin a approfondi la veine de l’art baroque rubénien, Bernard, lui, s’est intéressé principalement aux grands maîtres de la Renaissance vénitienne.
Emile Bernard a pratiqué le portrait avec régularité tout au long de sa carrière. Son visage, celui de ses proches, ont pu constituer une source immédiate de modèles facilitant la pratique de ce genre. Mais, Bernard n’a pas dédaigné non plus de peindre les traits de ses contemporains. Sa virtuosité pouvait s’exprimer avec brio et l’on sait, par exemple, que le beau portrait de Paul Léautaud conservé au musée Calvet à Avignon a été peint en deux heures. Il ne serait pas tellement étonnant que le visage de trois-quarts que nous présentons ait été peint avec la même célérité. Pratiquant une monochromie de bruns dorés, l’artiste qui s’était fait connaître par l’usage de l’aplat coloré adopte ici une touche grasse ménageant en plusieurs endroits de larges empâtements. Sans doute faut-il y voir le souvenir arrangé de certaines toiles du Tintoret. Il est difficile de confirmer l’identité du modèle mais, par contre, on peut raisonnablement dater cette peinture de la fin des années 20, courant des années 30. Quand bien même il s’agit d’un modèle contemporain de l’artiste, ce portrait garde une petite saveur de la « Lagune » avec cette lumière mordorée qui semble animer les chairs de cette tête aux traits fins.

Art des 20e et 21e siècles

Portrait présumé de Jules Berry (jeune)

Emile Bernard (1868-1941)

Fin des années 20, courant des années 30

Agrandir l'image jpg 150Ko (Voir légende ci-après) (fenêtre modale)
Emile Bernard (1868-1941), "Portrait présumé du Jules Berry (jeune)", fin des années 20 - courant des années 30, huile sur panneau, don de M. Antoine Tchekhov en 2016

Huile sur panneau

2017-10-1

Don de M. Antoine Tchekhov en 2016

H. 40 cm - L. 43 cm


Emile Bernard est un artiste qu’on ne présente plus en Bretagne. Son nom demeure étroitement associé à celui de Paul Gauguin, pour le meilleur et, parfois pour le pire… Son rôle, central dans l’élaboration du synthétisme, lui a valu une renommée précoce en même temps qu’elle a rejeté dans les limbes la majeure partie de son œuvre après 1900. Pourtant, tout comme Anquetin, Bernard fut l’un des premiers, après avoir bouleversé les codes picturaux, à revendiquer une filiation avec l’art ancien. Si Anquetin a approfondi la veine de l’art baroque rubénien, Bernard, lui, s’est intéressé principalement aux grands maîtres de la Renaissance vénitienne.
Emile Bernard a pratiqué le portrait avec régularité tout au long de sa carrière. Son visage, celui de ses proches, ont pu constituer une source immédiate de modèles facilitant la pratique de ce genre. Mais, Bernard n’a pas dédaigné non plus de peindre les traits de ses contemporains. Sa virtuosité pouvait s’exprimer avec brio et l’on sait, par exemple, que le beau portrait de Paul Léautaud conservé au musée Calvet à Avignon a été peint en deux heures. Il ne serait pas tellement étonnant que le visage de trois-quarts que nous présentons ait été peint avec la même célérité. Pratiquant une monochromie de bruns dorés, l’artiste qui s’était fait connaître par l’usage de l’aplat coloré adopte ici une touche grasse ménageant en plusieurs endroits de larges empâtements. Sans doute faut-il y voir le souvenir arrangé de certaines toiles du Tintoret. Il est difficile de confirmer l’identité du modèle mais, par contre, on peut raisonnablement dater cette peinture de la fin des années 20, courant des années 30. Quand bien même il s’agit d’un modèle contemporain de l’artiste, ce portrait garde une petite saveur de la « Lagune » avec cette lumière mordorée qui semble animer les chairs de cette tête aux traits fins.

Informations annexes au site