Art des 20e et 21e siècles

ÉTUDE POUR LES VITRAUX DE LA MADELEINE DE PENMARC'H

Jean Bazaine (1904-2001)

Agrandir l'image jpg 175Ko (Voir légende ci-après) (fenêtre modale)
Jean Bazaine, "Golgotha", aquarelle sur papier découpé et collé, musée des beaux-arts de Quimper © ADAGP, Paris

Aquarelle sur papier découpé et collé

2014-2-6

Don de M. Henri Lebeul en 2014

H. 22 cm - L. 33,5 cm

Qu’est-ce qu’un vitrail ?
Un vitrail n’est pas une simple fenêtre, c’est un fragment de mur coloré destiné à créer un nouvel espace et à susciter un certain climat spirituel : par sa construction, son rythme, la dimension de ses verres et le tracé de ses plombs, le vitrail doit s’accorder à l’architecture intérieure de l’église, et par surcroît, à l’exalter.

Entre 1979 et 1981, à la demande de l’abbé Dilasser, grand défenseur de l’art sacré en Bretagne, Jean Bazaine réalise les six vitraux de la chapelle de la Madeleine à Penmarc’h, village où il séjourne depuis 1936 dans sa maison de Saint-Guénolé. En 1982, suite à la rétrospective organisée par le musée des beaux-arts de Quimper, l’artiste donne les six cartons de ces vitraux à grandeur d’exécution. Trente ans plus tard, Henri Lebeul, après le décès de son cousin Jean Lebeul, recteur de la paroisse de Penmarc’h qui a fortement soutenu le choix de Bazaine, fait don au musée d’un ensemble de six dessins en lien avec les vitraux de la chapelle.

Ces esquisses au crayon gris, à l’encre et à l’aquarelle sont autant de témoignages du travail préparatoire de l’artiste et tranche d’ailleurs avec le caractère monumental des cartons donnés en 1982. Elles confèrent également une dimension intime à l’œuvre de Bazaine : on entre au cœur de la réflexion artistique du peintre mais également au cœur de la relation étroite qui lie Bazaine et le père Lebeul. Certains dessins sont en effet dédicacés : « A mon cher ami Jean Lebeul pour ses soixante ans », « A M. le Recteur Lebeul, en souvenir et en toute amitié ».

Il semble que l’ensemble de ces œuvres se rapporte à l’étude préparatoire d’un seul et même vitrail, La Rencontre du ressuscité et de Marie-Madeleine. C’est l’épisode du « Noli me tangere » (Ne me touche pas) prononcé par le Christ. Bazaine tente d’exprimer l’élan passionné de cette scène en évoquant de grands mouvements de draperie et en opposant les couleurs qui vibrent dans l’espace.  Les esquisses au crayon montrent également que Bazaine ne part pas d’une abstraction pure :

 Si le vitrail n’est pas une imagerie, il n’est pas non plus, à l’opposé, une « abstraction », c’est-à-dire un assemblage plus ou moins heureux de lignes et de couleurs, détaché de toute réalité, de toute nécessité (…) Image transcendante de la foi, certes, mais qui doit trouver à s’incarner dans une réalité. 

 

 

Art des 20e et 21e siècles

ÉTUDE POUR LES VITRAUX DE LA MADELEINE DE PENMARC'H

Jean Bazaine (1904-2001)

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Jean Bazaine, "Golgotha", aquarelle sur papier découpé et collé, musée des beaux-arts de Quimper © ADAGP, Paris

Aquarelle sur papier découpé et collé

2014-2-6

Don de M. Henri Lebeul en 2014

H. 22 cm - L. 33,5 cm

Qu’est-ce qu’un vitrail ?
Un vitrail n’est pas une simple fenêtre, c’est un fragment de mur coloré destiné à créer un nouvel espace et à susciter un certain climat spirituel : par sa construction, son rythme, la dimension de ses verres et le tracé de ses plombs, le vitrail doit s’accorder à l’architecture intérieure de l’église, et par surcroît, à l’exalter.

Entre 1979 et 1981, à la demande de l’abbé Dilasser, grand défenseur de l’art sacré en Bretagne, Jean Bazaine réalise les six vitraux de la chapelle de la Madeleine à Penmarc’h, village où il séjourne depuis 1936 dans sa maison de Saint-Guénolé. En 1982, suite à la rétrospective organisée par le musée des beaux-arts de Quimper, l’artiste donne les six cartons de ces vitraux à grandeur d’exécution. Trente ans plus tard, Henri Lebeul, après le décès de son cousin Jean Lebeul, recteur de la paroisse de Penmarc’h qui a fortement soutenu le choix de Bazaine, fait don au musée d’un ensemble de six dessins en lien avec les vitraux de la chapelle.

Ces esquisses au crayon gris, à l’encre et à l’aquarelle sont autant de témoignages du travail préparatoire de l’artiste et tranche d’ailleurs avec le caractère monumental des cartons donnés en 1982. Elles confèrent également une dimension intime à l’œuvre de Bazaine : on entre au cœur de la réflexion artistique du peintre mais également au cœur de la relation étroite qui lie Bazaine et le père Lebeul. Certains dessins sont en effet dédicacés : « A mon cher ami Jean Lebeul pour ses soixante ans », « A M. le Recteur Lebeul, en souvenir et en toute amitié ».

Il semble que l’ensemble de ces œuvres se rapporte à l’étude préparatoire d’un seul et même vitrail, La Rencontre du ressuscité et de Marie-Madeleine. C’est l’épisode du « Noli me tangere » (Ne me touche pas) prononcé par le Christ. Bazaine tente d’exprimer l’élan passionné de cette scène en évoquant de grands mouvements de draperie et en opposant les couleurs qui vibrent dans l’espace.  Les esquisses au crayon montrent également que Bazaine ne part pas d’une abstraction pure :

 Si le vitrail n’est pas une imagerie, il n’est pas non plus, à l’opposé, une « abstraction », c’est-à-dire un assemblage plus ou moins heureux de lignes et de couleurs, détaché de toute réalité, de toute nécessité (…) Image transcendante de la foi, certes, mais qui doit trouver à s’incarner dans une réalité. 

 

 

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