École de Pont-Aven

LA FORÊT AU SOL ROUGE

Georges Lacombe (1868-1916)

1891

Agrandir l'image jpg 252Ko (Voir légende ci-après) (fenêtre modale)
Georges Lacombe (1868-1916) - La Forêt au sol rouge, 1891 - Huile sur toile, 71.3 x 50.5 cm © Musée des beaux-arts de Quimper

Huile sur toile

71-2-1

Achat en vente publique à Paris en 1971

H. 71 cm - L. 50 cm

Plus habitué du petit port de Camaret sur la presqu’île de Crozon qu’il découvre en 1888, que de Pont-Aven où il ne fait que passer vers 1905, Georges Lacombe reste fortement influencé par Gauguin et l’esthétique nabi. La rareté de ses œuvres, une cinquantaine, ne fait qu’accentuer le caractère majeur du tableau La Forêt au sol rouge. Il reprend un thème cher aux peintres symbolistes qui, depuis Le Bois sacré de Puvis de Chavannes, sont fortement inspirés par ces forêts où se déroulent des rites initiatiques ou des rencontres avec des muses, des anges ou des fées. Cependant, Georges Lacombe exclut toute trace de présence humaine, si ce n’est un maigre sentier creusé dans un sol éclatant jonché de feuilles rouges tandis que les feuilles d’or parsèment les branches des troncs élancés.

Cette œuvre de 1891, période capitale de l’artiste, reflète l’influence des estampes japonaises sur Lacombe qui devait connaître l’une des planches de Hiroshige « La Plage des Maiko dans la province d’Harima » figurant dans la série des Vues des sites célèbres des soixante et quelques provinces du Japon. On retrouve la simplicité et le vertige du vide de l’art japonais. L’esthétique nabi est tout aussi perceptible : on ne peut que penser à la leçon de Gauguin à Sérusier en 1888 :

Comment voyez-vous ces arbres ? Ils sont jaunes. Eh bien, mettez du jaune ; cette ombre, plutôt bleue, peignez-la avec de l’outremer pur ; ces feuilles rouges ? Mettez du vermillon.

Les larges aplats de couleurs accentuent la composition sobre dominée par les verticales des arbres.

Ce tableau, proche de L’incantation de Sérusier, dégage une atmosphère mystérieuse, le spectateur est comme happé par l’infini que seule l’oblique du sentier vient atténuer.

École de Pont-Aven

LA FORÊT AU SOL ROUGE

Georges Lacombe (1868-1916)

1891

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Georges Lacombe (1868-1916) - La Forêt au sol rouge, 1891 - Huile sur toile, 71.3 x 50.5 cm © Musée des beaux-arts de Quimper

Huile sur toile

71-2-1

Achat en vente publique à Paris en 1971

H. 71 cm - L. 50 cm

Plus habitué du petit port de Camaret sur la presqu’île de Crozon qu’il découvre en 1888, que de Pont-Aven où il ne fait que passer vers 1905, Georges Lacombe reste fortement influencé par Gauguin et l’esthétique nabi. La rareté de ses œuvres, une cinquantaine, ne fait qu’accentuer le caractère majeur du tableau La Forêt au sol rouge. Il reprend un thème cher aux peintres symbolistes qui, depuis Le Bois sacré de Puvis de Chavannes, sont fortement inspirés par ces forêts où se déroulent des rites initiatiques ou des rencontres avec des muses, des anges ou des fées. Cependant, Georges Lacombe exclut toute trace de présence humaine, si ce n’est un maigre sentier creusé dans un sol éclatant jonché de feuilles rouges tandis que les feuilles d’or parsèment les branches des troncs élancés.

Cette œuvre de 1891, période capitale de l’artiste, reflète l’influence des estampes japonaises sur Lacombe qui devait connaître l’une des planches de Hiroshige « La Plage des Maiko dans la province d’Harima » figurant dans la série des Vues des sites célèbres des soixante et quelques provinces du Japon. On retrouve la simplicité et le vertige du vide de l’art japonais. L’esthétique nabi est tout aussi perceptible : on ne peut que penser à la leçon de Gauguin à Sérusier en 1888 :

Comment voyez-vous ces arbres ? Ils sont jaunes. Eh bien, mettez du jaune ; cette ombre, plutôt bleue, peignez-la avec de l’outremer pur ; ces feuilles rouges ? Mettez du vermillon.

Les larges aplats de couleurs accentuent la composition sobre dominée par les verticales des arbres.

Ce tableau, proche de L’incantation de Sérusier, dégage une atmosphère mystérieuse, le spectateur est comme happé par l’infini que seule l’oblique du sentier vient atténuer.

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