École de Pont-Aven

GOULPHAR, BELLE-ÎLE

Henry MORET (1856-1913)

1895

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Henry Moret (1856-1913) - Goulphar, Belle-île, 1895 - Huile sur toile, 92 x 73 cm - Dépôt du musée d’Orsay, Paris au musée des beaux-arts de Quimper © Musée des beaux-arts de Quimper

Huile sur toile

D. 98-1-1

Dépôt du musée d’Orsay, 1998

H. 92 cm - L. 73 cm

Cette œuvre vibrante et harmonieuse témoigne de la découverte à la fin du XIXe siècle par Henry Moret de Belle-Ile et ses falaises impressionnantes qui ont déjà inspiré nombre de peintres comme Monet ou Russell. En cette année 1895, on voit poindre un changement dans l’orientation picturale de l’artiste.

Le point de vue qu’il adopte reste original : plutôt que de peindre la masse imposante de la côte déchiquetée d’une manière frontale, il fait le choix d’une vue plongeante qui le rapproche de l’art japonais. Le spectateur découvre la plage du Goulphar du haut de la falaise. Le regard est retenu par une grande oblique qui fend en deux le paysage. Le bleu profond de la mer domine la toile, laissant peu de place à la plage et à un ciel dont l’horizon est très haut placé. La touche rose du frêle bateau à voile ne fait que renforcer l’impression grandiose qui se dégage de ces falaises. A l’opposé de toute vision romantique, Moret utilise des couleurs vives et harmonieuses pour dépeindre la nature sauvage de la côte belliloise.

Cependant, on perçoit les prémices d’un retour de l’artiste vers l’impressionnisme : les aplats synthétistes ont disparu au profit d’un traitement de la matière par petites touches. Ce n’est d’ailleurs pas un hasard s’il conclut à la même époque un contrat avec le célèbre marchand des impressionnistes, Paul Durand-Ruel qui lui achète environ 650 tableaux jusqu’à sa mort.

Il expose dans les galeries de Paris et de New York et appartient avec Maxime Maufra et Gustave Loiseau à la seconde génération impressionniste qui connaît un réel succès auprès des amateurs.

École de Pont-Aven

GOULPHAR, BELLE-ÎLE

Henry MORET (1856-1913)

1895

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Henry Moret (1856-1913) - Goulphar, Belle-île, 1895 - Huile sur toile, 92 x 73 cm - Dépôt du musée d’Orsay, Paris au musée des beaux-arts de Quimper © Musée des beaux-arts de Quimper

Huile sur toile

D. 98-1-1

Dépôt du musée d’Orsay, 1998

H. 92 cm - L. 73 cm

Cette œuvre vibrante et harmonieuse témoigne de la découverte à la fin du XIXe siècle par Henry Moret de Belle-Ile et ses falaises impressionnantes qui ont déjà inspiré nombre de peintres comme Monet ou Russell. En cette année 1895, on voit poindre un changement dans l’orientation picturale de l’artiste.

Le point de vue qu’il adopte reste original : plutôt que de peindre la masse imposante de la côte déchiquetée d’une manière frontale, il fait le choix d’une vue plongeante qui le rapproche de l’art japonais. Le spectateur découvre la plage du Goulphar du haut de la falaise. Le regard est retenu par une grande oblique qui fend en deux le paysage. Le bleu profond de la mer domine la toile, laissant peu de place à la plage et à un ciel dont l’horizon est très haut placé. La touche rose du frêle bateau à voile ne fait que renforcer l’impression grandiose qui se dégage de ces falaises. A l’opposé de toute vision romantique, Moret utilise des couleurs vives et harmonieuses pour dépeindre la nature sauvage de la côte belliloise.

Cependant, on perçoit les prémices d’un retour de l’artiste vers l’impressionnisme : les aplats synthétistes ont disparu au profit d’un traitement de la matière par petites touches. Ce n’est d’ailleurs pas un hasard s’il conclut à la même époque un contrat avec le célèbre marchand des impressionnistes, Paul Durand-Ruel qui lui achète environ 650 tableaux jusqu’à sa mort.

Il expose dans les galeries de Paris et de New York et appartient avec Maxime Maufra et Gustave Loiseau à la seconde génération impressionniste qui connaît un réel succès auprès des amateurs.

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