École de Pont-Aven

LA PLAGE DU RIS À DOUARNENEZ

Lucien Seevagen (1887-1959)

Vers 1910

Agrandir l'image jpg 246Ko (Voir légende ci-après) (fenêtre modale)
Lucien Seevagen (1887 – 1959) La Plage du Ris à Douarnenez, huile sur toile, 50 x 61 cm © Musée des beaux-arts de Quimper

Huile sur toile

2013-1-1

Achat auprès de la galerie Terrades, Paris, avec l’aide du FRAM, en 2015

H. 50 cm - L. 61 cm

Lucien Seevagen demeure aujourd’hui un artiste recherché des amateurs pour ses vues nombreuses de Bréhat où il s’était installé dans les années 1920. Formé à l’Ecole des arts décoratifs, son talent s’exerça d’abord dans le domaine de l’eau-forte avant de s’épanouir pleinement en peinture, alternant avec la même prodigalité paysages ou bouquets de fleurs. Familier des institutions, il expose dès 1907 au Salon des artistes français puis aux Indépendants et au Salon d’Automne tout en bénéficiant de nombreuses présentations à la galerie Marcel Bernheim.

Au cours des années 1910, son style privilégie nettement la pose des teintes en aplats et l’usage du cerne, indiquant ainsi son assimilation des modèles picturaux élaborés quelques années plus tôt à Pont-Aven. La Plage du Ris à Douarnenez date de cette période et renvoie une image particulièrement élaborée d’un site célèbre de la baie de Douarnenez.

Adoptant un point de vue surplombant, le peintre suit la courbe de la plage, traitée en un rose éteint, pour suggérer le vaste espace marin fermé par les modestes reliefs cultivés de falaises. Les couleurs, disposées plus ou moins en larges bandes monochromes, épousent en une parfaite harmonie les lignes essentielles de ce paysage côtier. Cependant, la trouvaille la plus remarquable de cette séduisante composition réside dans le traitement fortement découpé de la falaise et des pins du premier plan. L’influence du théâtre d’ombre est manifeste et introduit ici un formidable contraste entre ces formes sans relief, gorgées d’un noir d’encre absorbant, et le panorama lumineux du vaste paysage étale.

Lucien Seevagen traitera à nouveau ce sujet, quelques années plus tard, mais sous une forme bien plus traditionnelle et sans égaler la fraîcheur et la réussite de ce superbe paysage réinterprété.

École de Pont-Aven

LA PLAGE DU RIS À DOUARNENEZ

Lucien Seevagen (1887-1959)

Vers 1910

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Lucien Seevagen (1887 – 1959) La Plage du Ris à Douarnenez, huile sur toile, 50 x 61 cm © Musée des beaux-arts de Quimper

Huile sur toile

2013-1-1

Achat auprès de la galerie Terrades, Paris, avec l’aide du FRAM, en 2015

H. 50 cm - L. 61 cm

Lucien Seevagen demeure aujourd’hui un artiste recherché des amateurs pour ses vues nombreuses de Bréhat où il s’était installé dans les années 1920. Formé à l’Ecole des arts décoratifs, son talent s’exerça d’abord dans le domaine de l’eau-forte avant de s’épanouir pleinement en peinture, alternant avec la même prodigalité paysages ou bouquets de fleurs. Familier des institutions, il expose dès 1907 au Salon des artistes français puis aux Indépendants et au Salon d’Automne tout en bénéficiant de nombreuses présentations à la galerie Marcel Bernheim.

Au cours des années 1910, son style privilégie nettement la pose des teintes en aplats et l’usage du cerne, indiquant ainsi son assimilation des modèles picturaux élaborés quelques années plus tôt à Pont-Aven. La Plage du Ris à Douarnenez date de cette période et renvoie une image particulièrement élaborée d’un site célèbre de la baie de Douarnenez.

Adoptant un point de vue surplombant, le peintre suit la courbe de la plage, traitée en un rose éteint, pour suggérer le vaste espace marin fermé par les modestes reliefs cultivés de falaises. Les couleurs, disposées plus ou moins en larges bandes monochromes, épousent en une parfaite harmonie les lignes essentielles de ce paysage côtier. Cependant, la trouvaille la plus remarquable de cette séduisante composition réside dans le traitement fortement découpé de la falaise et des pins du premier plan. L’influence du théâtre d’ombre est manifeste et introduit ici un formidable contraste entre ces formes sans relief, gorgées d’un noir d’encre absorbant, et le panorama lumineux du vaste paysage étale.

Lucien Seevagen traitera à nouveau ce sujet, quelques années plus tard, mais sous une forme bien plus traditionnelle et sans égaler la fraîcheur et la réussite de ce superbe paysage réinterprété.

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