École de Pont-Aven

LE PARDON DU FOLGOËT

Maurice Denis (1870-1943)

1930

Agrandir l'image jpg 148Ko (Voir légende ci-après) (fenêtre modale)
Maurice Denis (1870-1943) Le Pardon du Folgoët, 1930, huile sur toile, 54 x 82,5 cm, musée des beaux-arts de Quimper © ADAGP Paris

Huile sur toile

35-2-1

Don de l'artiste en 1935

H. 54 cm - L. 82,5 cm

Maurice Denis vient pour la première fois en Bretagne en 1883 mais c’est la découverte en 1888 de la peinture de Paul Sérusier qui l’engage dans la voie des Nabis dont il devient le chantre.

Catholique fervent, il s’intéresse particulièrement aux scènes de dévotion des paysans bretons. Le pardon du Folgoët, où il se rend presque chaque année, surtout de 1921 à 1934, retient son attention. Particularités de la Bretagne, les pardons sont des fêtes religieuses et des pèlerinages collectifs qui ont le plus souvent lieu une fois par an autour d’une chapelle ou d’un grand sanctuaire. Ils connaissent leur apogée au XIXe siècle avant de devenir des fêtes profanes folkloriques après la Première Guerre mondiale. Le pardon du Folgoët, près de Lesneven, attire alors chaque année des milliers de pèlerins le premier dimanche du mois de septembre.

En costumes de fête, hommes, femmes et enfants se rendent à la basilique édifiée au milieu du XVe siècle. La grand-messe, souvent en plein air devant l’affluence, se déroule vers 11h. L’après-midi, a lieu une grande procession avant que les fidèles ne procèdent à des rites dont ils espèrent miracles et guérisons : se verser sur le corps de l’eau de la fontaine guérisseuse ou comme dans cette œuvre, toucher ou embrasser la statue de la Vierge à l’Enfant placée entre deux autels de la basilique.

Afin de créer un lien avec le spectateur et d’insister sur la dévotion profonde des pèlerins, Maurice Denis peint des visages inexpressifs traduisant l’intensité de leur prière intérieure, tout cela dans une gamme colorée austère sans vernis, à peine rehaussée par le blanc des coiffes et l’or de la couronne de la statue.

École de Pont-Aven

LE PARDON DU FOLGOËT

Maurice Denis (1870-1943)

1930

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Maurice Denis (1870-1943) Le Pardon du Folgoët, 1930, huile sur toile, 54 x 82,5 cm, musée des beaux-arts de Quimper © ADAGP Paris

Huile sur toile

35-2-1

Don de l'artiste en 1935

H. 54 cm - L. 82,5 cm

Maurice Denis vient pour la première fois en Bretagne en 1883 mais c’est la découverte en 1888 de la peinture de Paul Sérusier qui l’engage dans la voie des Nabis dont il devient le chantre.

Catholique fervent, il s’intéresse particulièrement aux scènes de dévotion des paysans bretons. Le pardon du Folgoët, où il se rend presque chaque année, surtout de 1921 à 1934, retient son attention. Particularités de la Bretagne, les pardons sont des fêtes religieuses et des pèlerinages collectifs qui ont le plus souvent lieu une fois par an autour d’une chapelle ou d’un grand sanctuaire. Ils connaissent leur apogée au XIXe siècle avant de devenir des fêtes profanes folkloriques après la Première Guerre mondiale. Le pardon du Folgoët, près de Lesneven, attire alors chaque année des milliers de pèlerins le premier dimanche du mois de septembre.

En costumes de fête, hommes, femmes et enfants se rendent à la basilique édifiée au milieu du XVe siècle. La grand-messe, souvent en plein air devant l’affluence, se déroule vers 11h. L’après-midi, a lieu une grande procession avant que les fidèles ne procèdent à des rites dont ils espèrent miracles et guérisons : se verser sur le corps de l’eau de la fontaine guérisseuse ou comme dans cette œuvre, toucher ou embrasser la statue de la Vierge à l’Enfant placée entre deux autels de la basilique.

Afin de créer un lien avec le spectateur et d’insister sur la dévotion profonde des pèlerins, Maurice Denis peint des visages inexpressifs traduisant l’intensité de leur prière intérieure, tout cela dans une gamme colorée austère sans vernis, à peine rehaussée par le blanc des coiffes et l’or de la couronne de la statue.

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