École française des 17e et 18e siècles

L’ENLÈVEMENT DE PROSERPINE

François BOUCHER (1703-1770)

1769

Agrandir l'image jpg 119Ko (Voir légende ci-après) (fenêtre modale)
François Boucher (1703-1770) - L’Enlèvement de Proserpine, 1769, Huile sur toile, 61 x 49.5 cm, Musée des beaux-arts de Quimper © Musée des beaux-arts de Quimper

Huile sur toile

873-1-385

Legs Jean-Marie de Silguy, 1864

H. 60,5 cm - L. 49,8 cm

Fille de la déesse Cérès, Proserpine fut enlevée par le Dieu des Enfers Pluton alors qu'elle cueillait des fleurs avec ses compagnes. Le sujet s'inspire des Métamorphoses d'Ovide (Livre V), traduites par l'abbé Banier en 1767. Cette esquisse semble avoir servi de modèle pour l'un des médaillons destinés à la tenture des Amours des Dieux, tissée à la Manufacture de Beauvais entre 1750 et 1770. A mi-chemin entre le dessin et la peinture, ce modello témoigne de l’extraordinaire maîtrise du peintre un an avant sa mort.

Le corps de Proserpine, placé en diagonale, dirige la composition. Toutes les lignes convergent vers elle en accentuant le côté dramatique de la scène de l’enlèvement. Les lignes serpentines des corps enchevêtrés et des drapés émergent d’un fond tourmenté peint dans des vibrations de touches mouvementées dans un camaïeu de bruns chauds. Cette esquisse montre l’habileté du peintre à jouer avec la matière : épaisse et crémeuse pour le fond, légère et en glacis pour les modelés. Un trait ferme redessine les formes et accentue les ombres contrastant avec les rehauts de lumière. L’opposition entre le corps voluptueux de Proserpine aux chairs nacrées par la lumière et le corps viril et hâlé de Pluton renforce la violence des sentiments et de la scène de rapt qui est sans nul doute une métaphore de la passion amoureuse.

École française des 17e et 18e siècles

L’ENLÈVEMENT DE PROSERPINE

François BOUCHER (1703-1770)

1769

Agrandir l'image jpg 119Ko (Voir légende ci-après) (fenêtre modale)
François Boucher (1703-1770) - L’Enlèvement de Proserpine, 1769, Huile sur toile, 61 x 49.5 cm, Musée des beaux-arts de Quimper © Musée des beaux-arts de Quimper

Huile sur toile

873-1-385

Legs Jean-Marie de Silguy, 1864

H. 60,5 cm - L. 49,8 cm

Fille de la déesse Cérès, Proserpine fut enlevée par le Dieu des Enfers Pluton alors qu'elle cueillait des fleurs avec ses compagnes. Le sujet s'inspire des Métamorphoses d'Ovide (Livre V), traduites par l'abbé Banier en 1767. Cette esquisse semble avoir servi de modèle pour l'un des médaillons destinés à la tenture des Amours des Dieux, tissée à la Manufacture de Beauvais entre 1750 et 1770. A mi-chemin entre le dessin et la peinture, ce modello témoigne de l’extraordinaire maîtrise du peintre un an avant sa mort.

Le corps de Proserpine, placé en diagonale, dirige la composition. Toutes les lignes convergent vers elle en accentuant le côté dramatique de la scène de l’enlèvement. Les lignes serpentines des corps enchevêtrés et des drapés émergent d’un fond tourmenté peint dans des vibrations de touches mouvementées dans un camaïeu de bruns chauds. Cette esquisse montre l’habileté du peintre à jouer avec la matière : épaisse et crémeuse pour le fond, légère et en glacis pour les modelés. Un trait ferme redessine les formes et accentue les ombres contrastant avec les rehauts de lumière. L’opposition entre le corps voluptueux de Proserpine aux chairs nacrées par la lumière et le corps viril et hâlé de Pluton renforce la violence des sentiments et de la scène de rapt qui est sans nul doute une métaphore de la passion amoureuse.

Informations annexes au site