École française 19e siècle

PORTRAIT DE LÉONCE REYNAUD

Eugène DEVÉRIA (1808-1865)

1838

Agrandir l'image jpg 292Ko (Voir légende ci-après) (fenêtre modale)
Eugène Devéria (1808-1865), Portrait de Léonce Reynaud, 1838, Huile sur toile, 65 x 54.2 cm, © Musée des beaux-arts de Quimper

Huile sur toile

2013-7-1

Achat dans le commerce de l'art en 2013

H. 65 cm - L. 54,2 cm

A peine âgé de quinze ans, Eugène Devéria rejoint son frère aîné Achille dans l’atelier de Girodet en 1818. Après un bref passage chez Lethière à l’École des Beaux-Arts, il s’installe en 1824 avec son ami Louis Boulanger dans un atelier rue de l’Ouest. Au Salon de 1827, le succès prodigieux de sa Naissance d’Henri IV (musée du Louvre) en fait l’étoile montante de la génération romantique. Le tableau est acheté par la Maison du roi et l’artiste reçoit la commande d’un plafond pour le musée Charles X au Louvre, Puget présentant sa statue de Milon de Crotone à Louis XIV. A l’avènement de la monarchie de Juillet il obtient la commande d’une suite de tableaux pour Versailles et il est chargé d’immortaliser Le Serment du roi Louis-Philippe de maintenir la Constitution de 1830.

Le Portrait de Léonce Raynaud date précisément de 1838, année qui correspond à l’apogée de la carrière de Devéria. Le modèle, Léonce Raynaud (Lyon, 1803 - Paris, 1880) est bien connu des spécialistes de l’architecture et en particulier de celle des phares. Ingénieur des Ponts et Chaussées en 1835, il est affecté dans les Côtes-du-Nord (Côtes-d’Armor) et chargé de la construction du phare des Héaux de Bréhat, véritable prouesse technique amplement saluée à l’époque. Important théoricien, il partagea son activité entre l’enseignement et la direction de chantiers, parmi lesquels pas moins d’une cinquantaine de phares sont à dénombrer.

Ce magnifique portrait présente le brillant souvenir d’un grand bâtisseur peint par l’un des meilleurs représentants de la génération romantique. Exécuté avec le fa presto d’une figure de fantaisie, « de huit heures à minuit », l’année même de l’ouverture de la Galerie espagnole de Louis-Philippe, ce portrait mêle l’influence de Velázquez et de Murillo au souvenir de Reynolds ou de Lawrence. La palette restreinte de gris et de noirs met en valeur la figure intelligente et énergique de l’architecte, comme saisi au cours d’une tournée d’inspection des phares sur les côtes bretonnes, un jour de tempête.

École française 19e siècle

PORTRAIT DE LÉONCE REYNAUD

Eugène DEVÉRIA (1808-1865)

1838

Agrandir l'image jpg 292Ko (Voir légende ci-après) (fenêtre modale)
Eugène Devéria (1808-1865), Portrait de Léonce Reynaud, 1838, Huile sur toile, 65 x 54.2 cm, © Musée des beaux-arts de Quimper

Huile sur toile

2013-7-1

Achat dans le commerce de l'art en 2013

H. 65 cm - L. 54,2 cm

A peine âgé de quinze ans, Eugène Devéria rejoint son frère aîné Achille dans l’atelier de Girodet en 1818. Après un bref passage chez Lethière à l’École des Beaux-Arts, il s’installe en 1824 avec son ami Louis Boulanger dans un atelier rue de l’Ouest. Au Salon de 1827, le succès prodigieux de sa Naissance d’Henri IV (musée du Louvre) en fait l’étoile montante de la génération romantique. Le tableau est acheté par la Maison du roi et l’artiste reçoit la commande d’un plafond pour le musée Charles X au Louvre, Puget présentant sa statue de Milon de Crotone à Louis XIV. A l’avènement de la monarchie de Juillet il obtient la commande d’une suite de tableaux pour Versailles et il est chargé d’immortaliser Le Serment du roi Louis-Philippe de maintenir la Constitution de 1830.

Le Portrait de Léonce Raynaud date précisément de 1838, année qui correspond à l’apogée de la carrière de Devéria. Le modèle, Léonce Raynaud (Lyon, 1803 - Paris, 1880) est bien connu des spécialistes de l’architecture et en particulier de celle des phares. Ingénieur des Ponts et Chaussées en 1835, il est affecté dans les Côtes-du-Nord (Côtes-d’Armor) et chargé de la construction du phare des Héaux de Bréhat, véritable prouesse technique amplement saluée à l’époque. Important théoricien, il partagea son activité entre l’enseignement et la direction de chantiers, parmi lesquels pas moins d’une cinquantaine de phares sont à dénombrer.

Ce magnifique portrait présente le brillant souvenir d’un grand bâtisseur peint par l’un des meilleurs représentants de la génération romantique. Exécuté avec le fa presto d’une figure de fantaisie, « de huit heures à minuit », l’année même de l’ouverture de la Galerie espagnole de Louis-Philippe, ce portrait mêle l’influence de Velázquez et de Murillo au souvenir de Reynolds ou de Lawrence. La palette restreinte de gris et de noirs met en valeur la figure intelligente et énergique de l’architecte, comme saisi au cours d’une tournée d’inspection des phares sur les côtes bretonnes, un jour de tempête.

Informations annexes au site