École française 19e siècle

VUE DU CHÂTEAU DE PIERREFONDS

Jean-Baptiste Camille Corot (1796-1875)

1840-1845

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Jean-Baptiste Camille Corot (1796-1875) - Vue du château de Pierrefonds, vers 1840-1845 - Huile sur toile, 51.5 x 78 cm © Musée des beaux-arts de Quimper

Huile sur toile

873-1-778

Legs de Silguy, 1864

H. 51,5 cm - L. 78 cm

Entré assez tardivement à 26 ans dans l’atelier d’Achille-Etna Michallon, Corot commence à travailler sur le motif. Puis au décès prématuré de son maître en 1822, il poursuit sa formation dans l’atelier d’un autre élève de De Valenciennes, Jean-Victor Bertin, qui lui apprend la science des compositions néoclassiques et du paysage historique. Bertin l’incite à aller travailler en forêt de Fontainebleau et à Moret-sur-Loing. Corot sera ainsi l’un des premiers peintres à fréquenter le village de Barbizon. Il part en 1825 en Italie (il y retournera en 1834 et 1845) et y découvre la lumière qui donne de l’importance aux volumes et structure la composition. Il est l’un des premiers à réaliser des études et des esquisses en plein air, ce qui surprend les artistes qui l’entourent.

De retour de son premier voyage d'Italie, en 1828, Corot sillonne avec ses amis la campagne de l'Oise et s’arrête sur la route de Villers-Cotterêts. Les ruines de la forteresse de Louis d'Orléans, restaurée plus tard par Viollet-le-Duc, l'attirent particulièrement.  Il peint les vallonnements de la région de Pierrefonds que dominent les ruines de la forteresse se détachant sur les frondaisons de la forêt de Compiègne. Refusant la dramatisation romantique, son œuvre est une construction savamment équilibrée, basée sur quelques taches lumineuses et sur la superposition de plans colorés, ce qui en fait toute sa modernité. Cézanienne avant la lettre, cette œuvre a été mal comprise par les contemporains qui n'y virent qu'une "étude inachevée" et ne surent pas voir la facture libre et moderne de l'artiste qui a inventé une palette restreinte de tons chauds et gris au chromatisme nacré.

École française 19e siècle

VUE DU CHÂTEAU DE PIERREFONDS

Jean-Baptiste Camille Corot (1796-1875)

1840-1845

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Jean-Baptiste Camille Corot (1796-1875) - Vue du château de Pierrefonds, vers 1840-1845 - Huile sur toile, 51.5 x 78 cm © Musée des beaux-arts de Quimper

Huile sur toile

873-1-778

Legs de Silguy, 1864

H. 51,5 cm - L. 78 cm

Entré assez tardivement à 26 ans dans l’atelier d’Achille-Etna Michallon, Corot commence à travailler sur le motif. Puis au décès prématuré de son maître en 1822, il poursuit sa formation dans l’atelier d’un autre élève de De Valenciennes, Jean-Victor Bertin, qui lui apprend la science des compositions néoclassiques et du paysage historique. Bertin l’incite à aller travailler en forêt de Fontainebleau et à Moret-sur-Loing. Corot sera ainsi l’un des premiers peintres à fréquenter le village de Barbizon. Il part en 1825 en Italie (il y retournera en 1834 et 1845) et y découvre la lumière qui donne de l’importance aux volumes et structure la composition. Il est l’un des premiers à réaliser des études et des esquisses en plein air, ce qui surprend les artistes qui l’entourent.

De retour de son premier voyage d'Italie, en 1828, Corot sillonne avec ses amis la campagne de l'Oise et s’arrête sur la route de Villers-Cotterêts. Les ruines de la forteresse de Louis d'Orléans, restaurée plus tard par Viollet-le-Duc, l'attirent particulièrement.  Il peint les vallonnements de la région de Pierrefonds que dominent les ruines de la forteresse se détachant sur les frondaisons de la forêt de Compiègne. Refusant la dramatisation romantique, son œuvre est une construction savamment équilibrée, basée sur quelques taches lumineuses et sur la superposition de plans colorés, ce qui en fait toute sa modernité. Cézanienne avant la lettre, cette œuvre a été mal comprise par les contemporains qui n'y virent qu'une "étude inachevée" et ne surent pas voir la facture libre et moderne de l'artiste qui a inventé une palette restreinte de tons chauds et gris au chromatisme nacré.

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