École française 19e siècle

PORTRAIT DE MADEMOISELLE DE CABARRUS

Théodore CHASSÉRIAU (1819-1856)

1848

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Théodore Chassériau (1819-1856) - Portrait de mademoiselle de Cabarrus, 1848- Huile sur toile, 134,5 x 98 cm - Musée des beaux-arts de Quimper © Musée des beaux-arts de Quimper

Huile sur toile

55-11

Legs de Marie-Thérèse de Saint-Amand Matignon, née de Cabarrus, 1901

H. 135 cm - L. 97,7 cm

Né à Saint-Domingue, Chassériau entre à l’âge de douze ans dans l’atelier d’Ingres qui voit en lui le « Napoléon de la peinture ». Ingres est le maître du classicisme, partisan de la pureté du dessin. Admiratif du travail de Delacroix, ami de Gérard de Nerval et de Théophile Gautier, Chassériau occupe une place à part dans l’école romantique, bénéficiant de commandes de décors dans les églises parisiennes (Saint-Merri, Saint-Roch ou Saint-Philippe-du-Roule). Il accompagne la vogue de l’orientalisme et après son voyage en Algérie, en 1846, la couleur prend une place plus importante dans son œuvre. Malgré sa mort prématurée à l’âge de trente-sept ans, il compte parmi les peintres les plus célèbres du XIXe siècle, particulièrement comme portraitiste.

Chassériau représente ici Marie-Thérèse de Cabarrus, à l’âge de 23 ans. Petite-fille de Thérésa de Cabarrus, elle-même fille d’un riche banquier de la cour d’Espagne et épouse du prince de Caraman-Chimay, Marie-Thérèse passait pour être l’une des plus belles femmes de Paris. L’œuvre traduit l’influence d’Ingres sur l’art de Chassériau, particulièrement dans le soin porté au dessin du visage. Exposée au Salon de 1848, voici la description qu’en fait Théophile Gautier, poète ami du peintre :

  La jeune fille vêtue d’une robe de soie blanche glacée de quelques reflets changeants, son mantelet replié sur son bras, se tient debout appuyé sur une causeuse bouton d’or capitonnée; une de ses main balance un bouquet de violettes de Parme, l’autre pend avec nonchalance le long de la hanche […]; entre la pourpre de sa bouche aux dents de perle un sourire éclate comme un éclair.

École française 19e siècle

PORTRAIT DE MADEMOISELLE DE CABARRUS

Théodore CHASSÉRIAU (1819-1856)

1848

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Théodore Chassériau (1819-1856) - Portrait de mademoiselle de Cabarrus, 1848- Huile sur toile, 134,5 x 98 cm - Musée des beaux-arts de Quimper © Musée des beaux-arts de Quimper

Huile sur toile

55-11

Legs de Marie-Thérèse de Saint-Amand Matignon, née de Cabarrus, 1901

H. 135 cm - L. 97,7 cm

Né à Saint-Domingue, Chassériau entre à l’âge de douze ans dans l’atelier d’Ingres qui voit en lui le « Napoléon de la peinture ». Ingres est le maître du classicisme, partisan de la pureté du dessin. Admiratif du travail de Delacroix, ami de Gérard de Nerval et de Théophile Gautier, Chassériau occupe une place à part dans l’école romantique, bénéficiant de commandes de décors dans les églises parisiennes (Saint-Merri, Saint-Roch ou Saint-Philippe-du-Roule). Il accompagne la vogue de l’orientalisme et après son voyage en Algérie, en 1846, la couleur prend une place plus importante dans son œuvre. Malgré sa mort prématurée à l’âge de trente-sept ans, il compte parmi les peintres les plus célèbres du XIXe siècle, particulièrement comme portraitiste.

Chassériau représente ici Marie-Thérèse de Cabarrus, à l’âge de 23 ans. Petite-fille de Thérésa de Cabarrus, elle-même fille d’un riche banquier de la cour d’Espagne et épouse du prince de Caraman-Chimay, Marie-Thérèse passait pour être l’une des plus belles femmes de Paris. L’œuvre traduit l’influence d’Ingres sur l’art de Chassériau, particulièrement dans le soin porté au dessin du visage. Exposée au Salon de 1848, voici la description qu’en fait Théophile Gautier, poète ami du peintre :

  La jeune fille vêtue d’une robe de soie blanche glacée de quelques reflets changeants, son mantelet replié sur son bras, se tient debout appuyé sur une causeuse bouton d’or capitonnée; une de ses main balance un bouquet de violettes de Parme, l’autre pend avec nonchalance le long de la hanche […]; entre la pourpre de sa bouche aux dents de perle un sourire éclate comme un éclair.

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