École italienne et espagnole

LA NUIT

Paolo DE MATTEIS (1662-1728)

Vers 1700-1705

Paolo de Matteis (1662-1728) La Nuit, vers 1700-1705 - Huile sur toile, 1.23 x 1.52 m © Musée des beaux-arts de Quimper

Huile sur toile

873-1-750

Legs de Silguy, 1864

H. 124,4 cm - L. 152,7 cm

Le sujet allégorique représente la Nuit qui déploie ses grandes ailes noires et qui a pour effet pour effet d’endormir les hommes. Plus bas apparaît la déesse Aurore, allégorie du Matin répandant sur la terre cette rosée née, selon la légende, des larmes qu’elle versa à la mort de son fils Memnon, tué par Achille devant Troie. Le char du Jour s’éloigne rapidement dans le soleil déclinant. Ce type de sujet, fréquent dans la peinture baroque, correspond très certainement au décor d’une chambre à coucher de quelque hôtel particulier.

Le peintre napolitain Paolo de Matteis participa aux recherches mûries par Luca Giordano entre la fin des années 1680 et le début de la décennie suivante et cela se ressent, ici, dans le chromatisme léger et lumineux qui n’est plus assujetti aux rythmes des clairs-obscurs mais qui crée une composition unitaire. Les robustes nus masculins au canon court et aux tonalités chaudes semblent, pour leur part, tout droit sortis de la Mort d’Adonis ou de l’Enlèvement de Proserpine, fresques peintes par Giordano au Palais Medici Riccardi (1682-1685). Le parti décoratif de couleurs fraîches (jaune citron, camaïeu de bleus), de transparences précieuses, la grâce des visages féminins appartiennent déjà au XVIIIe siècle et au goût rococo. L’œuvre aurait été peinte vers 1700-1705 lors du séjour parisien de l’artiste. Les caractéristiques du tableau du musée de Quimper apparaissent dans un autre sujet allégorique traité par l’artiste qui se trouve dans la collection du conte de Schönborn, l’Aurore et le Triomphe d’Apollon sur le char du Soleil.

Mylène Allano, historienne de l'art

École italienne et espagnole

LA NUIT

Paolo DE MATTEIS (1662-1728)

Vers 1700-1705

Paolo de Matteis (1662-1728) La Nuit, vers 1700-1705 - Huile sur toile, 1.23 x 1.52 m © Musée des beaux-arts de Quimper

Huile sur toile

873-1-750

Legs de Silguy, 1864

H. 124,4 cm - L. 152,7 cm

Le sujet allégorique représente la Nuit qui déploie ses grandes ailes noires et qui a pour effet pour effet d’endormir les hommes. Plus bas apparaît la déesse Aurore, allégorie du Matin répandant sur la terre cette rosée née, selon la légende, des larmes qu’elle versa à la mort de son fils Memnon, tué par Achille devant Troie. Le char du Jour s’éloigne rapidement dans le soleil déclinant. Ce type de sujet, fréquent dans la peinture baroque, correspond très certainement au décor d’une chambre à coucher de quelque hôtel particulier.

Le peintre napolitain Paolo de Matteis participa aux recherches mûries par Luca Giordano entre la fin des années 1680 et le début de la décennie suivante et cela se ressent, ici, dans le chromatisme léger et lumineux qui n’est plus assujetti aux rythmes des clairs-obscurs mais qui crée une composition unitaire. Les robustes nus masculins au canon court et aux tonalités chaudes semblent, pour leur part, tout droit sortis de la Mort d’Adonis ou de l’Enlèvement de Proserpine, fresques peintes par Giordano au Palais Medici Riccardi (1682-1685). Le parti décoratif de couleurs fraîches (jaune citron, camaïeu de bleus), de transparences précieuses, la grâce des visages féminins appartiennent déjà au XVIIIe siècle et au goût rococo. L’œuvre aurait été peinte vers 1700-1705 lors du séjour parisien de l’artiste. Les caractéristiques du tableau du musée de Quimper apparaissent dans un autre sujet allégorique traité par l’artiste qui se trouve dans la collection du conte de Schönborn, l’Aurore et le Triomphe d’Apollon sur le char du Soleil.

Mylène Allano, historienne de l'art

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