Peintures d'inspiration bretonne

LE PARDON DE KERGOAT

JULES BRETON (1827-1906)

1891

Agrandir l'image jpg 145Ko (Voir légende ci-après) (fenêtre modale)
Jules Breton (1827-1906) - Le Pardon de Kergoat, 1891 - Huile sur toile, 1.22 x 2.33 m - Musée des beaux-arts de Quimper © Musée des beaux-arts de Quimper

Huile sur toile

94-4-1

Achat auprès de la Gilmour Academy en 1994 avec l'aide d'une souscription publique et du FRAM

H. 123,6 cm - L. 234 cm

Jules Breton est issu d’une famille bourgeoise d’origine paysanne du Pas-de-Calais. Élève de Drölling à l’Ecole des Beaux-Arts de Paris, peintre officiel, il est renommé de son vivant pour ses scènes de genre rurales, pleines de compassion, et pour ses paysages, lui valant le surnom de « peintre de la vie des champs ». Il découvre en 1865 par son ami Emmanuel Lansyer une ville de Bretagne encore peu connue, Douarnenez. Il y séjournera dix-huit fois. Il est fasciné par le folklore des foules colorées des pardons et le profond sentiment religieux des Bretons.

Le Pardon de Kergoat dépeint la piété collective des Bretons. Le dimanche qui suit l’Assomption, le pardon de Kergoat à Quéménéven réunit des milliers de fidèles venus des paroisses avoisinantes.

Jules Breton qui y assista lors de son passage à Douarnenez lui consacra un texte qui traduit, comme la peinture elle-même, la fascination du peintre pour la beauté des costumes régionaux et le recueillement de la procession. L’artiste représente une scène « la procession des miracles » qui se passe après les vêpres. Ensemble, au son des tambours, les pèlerins,  un cierge à la main, font le tour de la chapelle avant d’y entrer. Derrière les porteurs de bannières (la première bannière est celle de la confrérie du Christ agonisant) et les pénitents, qui marchent pieds nus, un groupe de jeunes femmes porte les statues de sainte Anne et de sainte Marguerite. Puis, la foule s’avance. Près des tombes ou adossés aux murs de la chapelle, des mendiants implorent l’aumône. A droite, un jeune couple se prosterne devant le passage des statues. La composition, fermée à droite par les arbres, sans ciel visible, et à gauche par le calvaire et la chapelle en granite gris, brosse le décor d’un sanctuaire en plein air.

Jules Breton a assisté au pardon de Kergoat en 1890. Il dessine sur place de nombreuses études de têtes et peint des esquisses de la procession. Puis, dans son atelier parisien, il réalise cette grande composition. Exposée à Paris au Salon de 1891, puis aux Expositions universelles de Chicago et de Paris en 1893 et 1900, cette toile a été retrouvée dans une collection américaine puis acquise en 1994 notamment grâce à l'aide de 1177 souscripteurs locaux, symbole de l’attachement d’une région à son patrimoine.

Peintures d'inspiration bretonne

LE PARDON DE KERGOAT

JULES BRETON (1827-1906)

1891

Agrandir l'image jpg 145Ko (Voir légende ci-après) (fenêtre modale)
Jules Breton (1827-1906) - Le Pardon de Kergoat, 1891 - Huile sur toile, 1.22 x 2.33 m - Musée des beaux-arts de Quimper © Musée des beaux-arts de Quimper

Huile sur toile

94-4-1

Achat auprès de la Gilmour Academy en 1994 avec l'aide d'une souscription publique et du FRAM

H. 123,6 cm - L. 234 cm

Jules Breton est issu d’une famille bourgeoise d’origine paysanne du Pas-de-Calais. Élève de Drölling à l’Ecole des Beaux-Arts de Paris, peintre officiel, il est renommé de son vivant pour ses scènes de genre rurales, pleines de compassion, et pour ses paysages, lui valant le surnom de « peintre de la vie des champs ». Il découvre en 1865 par son ami Emmanuel Lansyer une ville de Bretagne encore peu connue, Douarnenez. Il y séjournera dix-huit fois. Il est fasciné par le folklore des foules colorées des pardons et le profond sentiment religieux des Bretons.

Le Pardon de Kergoat dépeint la piété collective des Bretons. Le dimanche qui suit l’Assomption, le pardon de Kergoat à Quéménéven réunit des milliers de fidèles venus des paroisses avoisinantes.

Jules Breton qui y assista lors de son passage à Douarnenez lui consacra un texte qui traduit, comme la peinture elle-même, la fascination du peintre pour la beauté des costumes régionaux et le recueillement de la procession. L’artiste représente une scène « la procession des miracles » qui se passe après les vêpres. Ensemble, au son des tambours, les pèlerins,  un cierge à la main, font le tour de la chapelle avant d’y entrer. Derrière les porteurs de bannières (la première bannière est celle de la confrérie du Christ agonisant) et les pénitents, qui marchent pieds nus, un groupe de jeunes femmes porte les statues de sainte Anne et de sainte Marguerite. Puis, la foule s’avance. Près des tombes ou adossés aux murs de la chapelle, des mendiants implorent l’aumône. A droite, un jeune couple se prosterne devant le passage des statues. La composition, fermée à droite par les arbres, sans ciel visible, et à gauche par le calvaire et la chapelle en granite gris, brosse le décor d’un sanctuaire en plein air.

Jules Breton a assisté au pardon de Kergoat en 1890. Il dessine sur place de nombreuses études de têtes et peint des esquisses de la procession. Puis, dans son atelier parisien, il réalise cette grande composition. Exposée à Paris au Salon de 1891, puis aux Expositions universelles de Chicago et de Paris en 1893 et 1900, cette toile a été retrouvée dans une collection américaine puis acquise en 1994 notamment grâce à l'aide de 1177 souscripteurs locaux, symbole de l’attachement d’une région à son patrimoine.

Jules Breton Le Pardon de Kergoat

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