Peintures d'inspiration bretonne

Notre-Dame-de-Penmarc'h

Lucien Lévy-Dhurmer (1865-1953)

1896

Agrandir l'image jpg 168Ko (Voir légende ci-après) (fenêtre modale)
Lucien Lévy-Dhurmer (1865-1953) Notre-Dame-de-Penmarc'h, 1896, huile sur toile, 41 x 33 cm © musée des beaux-arts de Quimper

Huile sur toile

97-4-1

Achat dans le commerce de l'art en 1997 avec l'aide du FRAM

H. 41 cm ; L. 33 cm

Cette œuvre étonnante, souvent reproduite dans les ouvrages sur le symbolisme, est l'une des premières œuvres de Lucien Lévy-Dhurmer, qui a commencé comme ornemaniste de faïence d'art. Durant l'hiver 1896, Lévy-Dhurmer séjourne à Douarnenez et se rend à l'extrémité du pays bigouden à Penmarc'h. Le spectacle du lieu et l'observation de la piété de la population lui inspirent une Notre-Dame-de-Penmarc'h, qui n'existe pas dans les églises ou les chapelles de la région.  Cette œuvre doit tout autant à l'illusionnisme académique, à la tradition byzantine des icônes qu'à l'esprit des images populaires bretonnes. Le peintre a été marqué par la piété simple et naïve d'une population particulièrement attachée au culte marial. La scène se situe devant la grève de Saint-Guénolé à marée basse, limitée par les rochers de la pointe de Penmarc'h. La Vierge et l'Enfant Jésus, vêtu d'une robe comme les jeunes garçons à l'époque, portent les austères vêtements traditionnels bigoudens mais les auréoles et le geste de bénédiction de l'enfant rappellent le caractère sacré de la scène. Les corps hiératiques et les regards fixes font penser aux icônes byzantines. La Vierge, coupée à mi-corps, se détache sur un paysage stylisé, comme les Vierges de la Renaissance italienne que le peintre vient d'admirer lors d'un voyage en Italie. Le titre est sculpté sur le cadre rustique de style breton comme le nom d'une sainte sur le socle d'une statue dans une église.

Si l'écriture très soignée renvoie encore à un certain académisme et à la technique d'ornemaniste du peintre, l'intégration des personnages dans  un paysage silencieux et mystérieux rattache en revanche cette œuvre à la nouvelle esthétique symboliste tout comme les tonalités éthérées de bleus et de mauves du ciel, qui contrastent ici avec les valeurs sombres des rochers et des costumes rehaussées par l'or des auréoles ainsi que par le blanc de la coiffe de la Vierge et de la collerette de l'Enfant.

Peintures d'inspiration bretonne

Notre-Dame-de-Penmarc'h

Lucien Lévy-Dhurmer (1865-1953)

1896

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Lucien Lévy-Dhurmer (1865-1953) Notre-Dame-de-Penmarc'h, 1896, huile sur toile, 41 x 33 cm © musée des beaux-arts de Quimper

Huile sur toile

97-4-1

Achat dans le commerce de l'art en 1997 avec l'aide du FRAM

H. 41 cm ; L. 33 cm

Cette œuvre étonnante, souvent reproduite dans les ouvrages sur le symbolisme, est l'une des premières œuvres de Lucien Lévy-Dhurmer, qui a commencé comme ornemaniste de faïence d'art. Durant l'hiver 1896, Lévy-Dhurmer séjourne à Douarnenez et se rend à l'extrémité du pays bigouden à Penmarc'h. Le spectacle du lieu et l'observation de la piété de la population lui inspirent une Notre-Dame-de-Penmarc'h, qui n'existe pas dans les églises ou les chapelles de la région.  Cette œuvre doit tout autant à l'illusionnisme académique, à la tradition byzantine des icônes qu'à l'esprit des images populaires bretonnes. Le peintre a été marqué par la piété simple et naïve d'une population particulièrement attachée au culte marial. La scène se situe devant la grève de Saint-Guénolé à marée basse, limitée par les rochers de la pointe de Penmarc'h. La Vierge et l'Enfant Jésus, vêtu d'une robe comme les jeunes garçons à l'époque, portent les austères vêtements traditionnels bigoudens mais les auréoles et le geste de bénédiction de l'enfant rappellent le caractère sacré de la scène. Les corps hiératiques et les regards fixes font penser aux icônes byzantines. La Vierge, coupée à mi-corps, se détache sur un paysage stylisé, comme les Vierges de la Renaissance italienne que le peintre vient d'admirer lors d'un voyage en Italie. Le titre est sculpté sur le cadre rustique de style breton comme le nom d'une sainte sur le socle d'une statue dans une église.

Si l'écriture très soignée renvoie encore à un certain académisme et à la technique d'ornemaniste du peintre, l'intégration des personnages dans  un paysage silencieux et mystérieux rattache en revanche cette œuvre à la nouvelle esthétique symboliste tout comme les tonalités éthérées de bleus et de mauves du ciel, qui contrastent ici avec les valeurs sombres des rochers et des costumes rehaussées par l'or des auréoles ainsi que par le blanc de la coiffe de la Vierge et de la collerette de l'Enfant.

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