Sculpture

L'Appel aux marins

René Quillivic (1879-1969)

1937

Agrandir l'image jpg 39Ko (Voir légende ci-après) (fenêtre modale)
René Quillivic (1879-1909) L'Appel aux marins, 1937, plâtre, 310 x 50 x 60 cm, musée des beaux-arts de Quimper © ADAGP, Paris

Plâtre

90-1

Achat auprès de la famille de l'artiste en 1990

H. 310 cm ; L. 50 cm ; P. 60 cm

René Quillivic naît à Plouhinec, près de la baie d’Audierne, dans une famille de pêcheurs. Après la mort de son frère en mer, il abandonne la pêche et devient charpentier de marine et s’initie à la menuiserie et à la sculpture sur bois. Le « tour de France » qu‘il entreprend le conduit vers le chantier de l’Exposition universelle de 1900 à Paris où il s’inscrit au cours du soir de l’Ecole des Arts décoratifs. Il entre ensuite en 1903 dans l’atelier du sculpteur Antonin Mercié (1845–1916) à l’Ecole des Beaux-Arts.

Ses premières œuvres exposées au Salon des Artistes Français en 1905 puis au Salon des Indépendants en 1907 témoignent de son attachement à la Bretagne et de sa volonté de traiter des sujets inspirés par la vie quotidienne.

A partir de 1919, on lui confie la réalisation de monuments aux morts (il en réalisera seize pour le seul département du Finistère). En 1920, il devient directeur artistique à la faïencerie HB à Quimper où il cherche à renouveler les décors en puisant dans le vocabulaire de la broderie. Il développe aussi la commercialisation de  réductions de sculptures. Son style est marqué par la volonté de donner une image moderne de la Bretagne. Dans ce sens, il cherche à allier la précision des motifs décoratifs à la stylisation des formes, parfois presque géométriques.

Cette œuvre était destinée au pavillon des chemins de fer de l’Exposition internationale de 1937. René Quillivic l’a livrée puis reprise suite à des remarques ironiques qui lui ont été faites. A la manière d’une figure de proue, une jeune femme nue jusqu’à la ceinture, plus grande que nature, est en équilibre sur la pointe des pieds. Ses bras minces sont étirés au-dessus de la tête et confèrent un aspect presque fragile à cette œuvre monumentale. Les plis réguliers et géométriques de la jupe tombant droits allongent encore plus la silhouette. Le visage, surmonté de la coiffe du Cap Sizun, est jeune, aux traits fins. La bouche entrouverte, la femme rappelle les marins à terre.

Sculpture

L'Appel aux marins

René Quillivic (1879-1969)

1937

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René Quillivic (1879-1909) L'Appel aux marins, 1937, plâtre, 310 x 50 x 60 cm, musée des beaux-arts de Quimper © ADAGP, Paris

Plâtre

90-1

Achat auprès de la famille de l'artiste en 1990

H. 310 cm ; L. 50 cm ; P. 60 cm

René Quillivic naît à Plouhinec, près de la baie d’Audierne, dans une famille de pêcheurs. Après la mort de son frère en mer, il abandonne la pêche et devient charpentier de marine et s’initie à la menuiserie et à la sculpture sur bois. Le « tour de France » qu‘il entreprend le conduit vers le chantier de l’Exposition universelle de 1900 à Paris où il s’inscrit au cours du soir de l’Ecole des Arts décoratifs. Il entre ensuite en 1903 dans l’atelier du sculpteur Antonin Mercié (1845–1916) à l’Ecole des Beaux-Arts.

Ses premières œuvres exposées au Salon des Artistes Français en 1905 puis au Salon des Indépendants en 1907 témoignent de son attachement à la Bretagne et de sa volonté de traiter des sujets inspirés par la vie quotidienne.

A partir de 1919, on lui confie la réalisation de monuments aux morts (il en réalisera seize pour le seul département du Finistère). En 1920, il devient directeur artistique à la faïencerie HB à Quimper où il cherche à renouveler les décors en puisant dans le vocabulaire de la broderie. Il développe aussi la commercialisation de  réductions de sculptures. Son style est marqué par la volonté de donner une image moderne de la Bretagne. Dans ce sens, il cherche à allier la précision des motifs décoratifs à la stylisation des formes, parfois presque géométriques.

Cette œuvre était destinée au pavillon des chemins de fer de l’Exposition internationale de 1937. René Quillivic l’a livrée puis reprise suite à des remarques ironiques qui lui ont été faites. A la manière d’une figure de proue, une jeune femme nue jusqu’à la ceinture, plus grande que nature, est en équilibre sur la pointe des pieds. Ses bras minces sont étirés au-dessus de la tête et confèrent un aspect presque fragile à cette œuvre monumentale. Les plis réguliers et géométriques de la jupe tombant droits allongent encore plus la silhouette. Le visage, surmonté de la coiffe du Cap Sizun, est jeune, aux traits fins. La bouche entrouverte, la femme rappelle les marins à terre.

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