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Conserver, enrichir, étudier, publier, restaurer, diffuser… telles sont les missions d’un musée aujourd’hui. Depuis l’origine, le musée des beaux-arts de Quimper se maintient dans une dynamique permanente, aux prises avec son temps, et cherche à poursuivre le projet de Jean-Marie de Silguy qui, par le don de sa collection à la Ville en 1864, a créé le musée.

Les dernières acquisitions du musée (2016-2017)

Acquérir, une mission essentielle du musée

Un musée qui n’achète pas est un musée qui meurt  (Pierre Rosenberg)

 

À une époque où parfois l’événementiel prend le pas sur la réflexion, il est important de montrer aux visiteurs la richesse et la variété des collections permanentes du musée.

Ce fonds est chaque année enrichi par des achats, des dons, des dépôts qui permettent au public de découvrir toutes les facettes de l’histoire de l’art.

Les dix dernières années ont été particulièrement riches en acquisitions pour la Ville de Quimper, soutenue par l’association des Amis du musée, de généreux donateurs et artistes, de nombreux mécènes, la DRAC et la Région Bretagne par le biais du fonds régional pour l’acquisition des musées (FRAM).

L’entrée d’une œuvre dans les collections d’un musée de France tel que le musée de Quimper, n’est pas anodine car cette œuvre devient de droit, inaliénable et imprescriptible.

Le choix doit donc être réfléchi et cohérent, fidèle à l’esprit de la collection et de qualité muséale.

Brève histoire des acquisitions

Contrairement au musée des beaux-arts de Rennes constitué en 1794 à partir des saisies révolutionnaires et, au début du XIXe siècle, des envois de l’Etat, le musée de Quimper est né de la volonté d’un seul homme, Jean-Marie de Silguy, entérinée par don testament rédigé en 1861. L’acte d’évergétisme de Silguy permet au musée d’exposer des œuvres de Boucher, Dell’Abate, Rubens ou encore Corot.

 

Dès l’inauguration du musée en 1872, les responsables successifs ont mené une politique d’acquisitions pour développer la collection quimpéroise. Contre toute attente, ils s’éloignent du caractère presque encyclopédique de la collection de Silguy. En effet, le collectionneur, comme beaucoup d’amateurs de son époque, considérait sa collection comme un « échantillon » devant embrasser l’histoire de l’art européen du XVIe siècle à son temps et portait peu d’attention à la peinture d’inspiration bretonne.

 

Loin de l’esprit « De Silguy », Alfred Beau, conservateur de 1880 à 1904, conjugue ses efforts à ceux du député Louis Hémon pour accroître les collections du musée en privilégiant la peinture académique, souvent de grand format, à sujet breton. A titre d’exemples, en 1881, le musée achète auprès d’Emile Renouf son chef-d’œuvre, La Veuve de l’île de Sein et en 1887, avec l’aide de l’Etat, Les Révoltés de Fouesnant de Jules Girardet. Chaque année voit son lot d’achats, du moins jusqu’à la veille de la Première Guerre mondiale. L’entre-deux-guerres est moins prolifique en termes d’acquisitions, même si on peut citer des legs majeurs comme celui de Léonard Corentin-Guyho en 1936 qui fait entrer dans les collections de Quimper le sublime panneau de bois du XIVe siècle de Bartolo di Fredi.

 

L’arrivée des conservateurs, Gilberte Martin-Méry en 1949, Pierre Quiniou en 1955, puis André Cariou en 1977, ainsi que les rénovations successives du musée, en 1976 puis 1993, donnent une nouvelle impulsion aux collections qui sont alors orientées vers l’Ecole de Pont-Aven, la personnalité de Max Jacob et toujours, la peinture d’inspiration bretonne.

Acquérir aujourd’hui

Cet historique succinct n’est pas inutile pour bien comprendre les choix d’acquisitions qui ont été faits ces dix dernières années. La stimulante diversité du fonds détenu par le musée des beaux-arts de Quimper n’est pas le résultat d’une politique menée à l’avenant selon des critères subjectifs, des modes ou des goûts personnels, mais bien selon leur cohérence historique au regard de l’évolution du musée depuis sa création en 1872.

Voici les axes développés par la politique d’acquisition au musée :

  • La Bretagne au cœur
  • L’Ecole de Pont-Aven
  • Le symbolisme
  • Max Jacob
  • L’art du XXe siècle
  • Dans la lignée de la collection beaux-arts De Silguy

 

 

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