Exposition temporaire

Pierre de Belay, le tourbillon de la couleur

Du 31 mai au 30 septembre 2024

Exposition sur 4 espaces : salle 1, exposition temporaire et hall au rez-de-chaussée et salle 24 à l’étage

Né en 1890 à Quimper, Pierre de Belay compte parmi les artistes les plus talentueux de sa génération. Proche de Max Jacob, témoin de l’effervescence qui agite le monde de l’art à Montmartre puis Montparnasse, de Belay traverse les grands mouvements de la modernité en privilégiant une approche réaliste qui impose un style reconnaissable entre tous. Assimilant avec largesse les acquis de l’expressionnisme, du fauvisme et même du cubisme, il multiple les sujets qui revisitent les grands thèmes de la peinture bretonne autant qu’il s’attache à investir le monde interlope des cafés de Montparnasse ou encore l’actualité judiciaire qui secoue la société française de l’Entre-Deux-Guerres. Son art, loin de rester figé, se réinvente au gré de ses rencontres ou de ses centres d’intérêt. Ainsi, la pratique régulière de la gravure l’amène à la fin des années 1930 à inventer un style pictural sans équivalent : le treillisme.

L’art prolixe de Pierre de Belay s’épanouit d’abord dans le champ de la peinture de chevalet mais connaît aussi de belles réussites dans le domaine du grand décor avec, par exemple, le célèbre ensemble destiné à la salle à manger de l’hôtel Kermoor à Bénodet (1923). Attiré par les arts décoratifs, il multiplie également les études pour des projets de tapisserie, des illustrations de livres ou des projets de costume (notamment pour les Ballets Suédois). Artiste complet, Pierre de Belay est avant tout le chantre de la couleur. Épaisse, déliée, en aplat ou zébrée, la touche rayonne de pigments purs qui enchantent chacune de ses compositions. À rebours de toute une génération d’artistes (Vlaminck, Derain, La Patellière, Dunoyer de Segonzac, etc.) qui s’engouffre dans les vertiges d’une peinture sombre et tourmentée, il revendique la lisibilité de ses compositions, adoptant pour cela une palette de couleurs vives et chatoyantes.

Cette exposition consacrée à l’œuvre de Pierre de Belay– la dernière remonte à 1988 - présente 200 œuvres - pour la plupart peu connues ou même inédites. Toutes sont issues des collections du musée qui conserve aujourd’hui, grâce aux dons généreux de la veuve de l’artiste, le fonds le plus complet (près de 1 000 œuvres) et le plus éclairant sur cet artiste quimpérois à la renommée nationale.

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