Arts graphiques

Le Plongeur

Cornelis-Ary Renan (1857-1900)

Vers 1882

Agrandir l'image jpg 159Ko (Voir légende ci-après) (fenêtre modale)
Ari Renan, "Le Plongeur", vers 1882, mine de plomb sur papier, musée des beaux-arts de Quimper©Thibault Toulemonde

Mine de plomb sur papier

2016-4-1

Achat dans le commerce de l'art en 2016

H. 17 cm ; L. 10 cm

Fils de l’historien Ernest Renan et petit-neveu du peintre Ary Scheffer, Cornelis-Ary Renan fut l’élève de Jules-Élie Delaunay et de Pierre Puvis de Chavannes aux Beaux-Arts de Paris. Il exposa pour la première fois au Salon de 1880. Handicapé physiquement, il consacra toute son énergie à la création d’œuvres profondément symbolistes. Intime du peintre Gustave Moreau, il partage avec lui une fascination pour les monstres, nymphes, chimères, et s’inspire de mythes et légendes de l’Antiquité. Comme son père, natif des Côtes d’Armor, il s’investit dans la cause bretonne et fut l’un des fondateurs de l’association des Bretons de Paris. Amoureux de la mer, il présente en 1882 au Salon une toile intitulée Le Plongeur ou Le Pêcheur de corail. Une allégorie féminine au buste dénudé se dresse sur le rivage et domine la composition. A ses pieds, sortant de l’eau, épuisée et s’accrochant aux rochers, un jeune homme lui tend un morceau de corail, fruit de sa pêche. Ce dessin, d’un style proche de celui de Puvis de Chavannes, est une première pensée pour cette composition. D’un format plus étiré, il met en scène les deux mêmes personnages avec des variations dans les postures. La jeune femme, un bras rabattu sur la poitrine, se détache sur une paroi rocheuse. Le jeune homme pour sa part, nous tourne le dos dans une attitude moins implorante. Réalisée à la mine de plomb, cette étude porte le monogramme de l’artiste en bas à droite. Ary Renan décède en 1900 à l’âge de quarante-trois ans. Il laisse le souvenir d’un peintre-poète raffiné et discret. Le musée de la vie romantique à Paris, ancienne résidence des familles Renan et Scheffer, conserve une importante collection de ses dessins. De même, la maison Ernest-Renan de Tréguier conserve des œuvres de l’artiste. A Quimper, ce dessin pourrait opportunément venir compléter notre petit fonds graphique consacré à cette période et où prédomine la figure marquante de Yan’ Dargent ainsi que quelques raretés comme une belle feuille de Jan Toorop.

Arts graphiques

Le Plongeur

Cornelis-Ary Renan (1857-1900)

Vers 1882

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Ari Renan, "Le Plongeur", vers 1882, mine de plomb sur papier, musée des beaux-arts de Quimper©Thibault Toulemonde

Mine de plomb sur papier

2016-4-1

Achat dans le commerce de l'art en 2016

H. 17 cm ; L. 10 cm

Fils de l’historien Ernest Renan et petit-neveu du peintre Ary Scheffer, Cornelis-Ary Renan fut l’élève de Jules-Élie Delaunay et de Pierre Puvis de Chavannes aux Beaux-Arts de Paris. Il exposa pour la première fois au Salon de 1880. Handicapé physiquement, il consacra toute son énergie à la création d’œuvres profondément symbolistes. Intime du peintre Gustave Moreau, il partage avec lui une fascination pour les monstres, nymphes, chimères, et s’inspire de mythes et légendes de l’Antiquité. Comme son père, natif des Côtes d’Armor, il s’investit dans la cause bretonne et fut l’un des fondateurs de l’association des Bretons de Paris. Amoureux de la mer, il présente en 1882 au Salon une toile intitulée Le Plongeur ou Le Pêcheur de corail. Une allégorie féminine au buste dénudé se dresse sur le rivage et domine la composition. A ses pieds, sortant de l’eau, épuisée et s’accrochant aux rochers, un jeune homme lui tend un morceau de corail, fruit de sa pêche. Ce dessin, d’un style proche de celui de Puvis de Chavannes, est une première pensée pour cette composition. D’un format plus étiré, il met en scène les deux mêmes personnages avec des variations dans les postures. La jeune femme, un bras rabattu sur la poitrine, se détache sur une paroi rocheuse. Le jeune homme pour sa part, nous tourne le dos dans une attitude moins implorante. Réalisée à la mine de plomb, cette étude porte le monogramme de l’artiste en bas à droite. Ary Renan décède en 1900 à l’âge de quarante-trois ans. Il laisse le souvenir d’un peintre-poète raffiné et discret. Le musée de la vie romantique à Paris, ancienne résidence des familles Renan et Scheffer, conserve une importante collection de ses dessins. De même, la maison Ernest-Renan de Tréguier conserve des œuvres de l’artiste. A Quimper, ce dessin pourrait opportunément venir compléter notre petit fonds graphique consacré à cette période et où prédomine la figure marquante de Yan’ Dargent ainsi que quelques raretés comme une belle feuille de Jan Toorop.

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