École de Pont-Aven

L'Oie

Paul GAUGUIN (1848-1903)

1889

Agrandir l'image jpg 545Ko (Voir légende ci-après) (fenêtre modale)
Paul Gauguin (1848-1903) L’Oie, 1889 - Huile sur plâtre, 53 x 72 cm - © Musée des beaux-arts de Quimper

Huile sur plâtre

99-4-1

Achat en vente publique en 1999 avec l'aide du Fonds du Patrimoine du Ministère de la culture et de la communication, de la Région Bretagne et de l'association des Amis du musée

H. 61 cm - L. 79 - P. 7 cm

Durant l'été 1889, Paul Gauguin, lassé par la foule des peintres qui se presse à Pont-Aven, décide de s'isoler au Pouldu. Accompagné de Meijer de Haan, peintre amateur hollandais, il s'installe à l'auberge de la Plage tenue par Marie Henry. Les deux artistes sont rejoints par Paul Sérusier et Charles Filiger. Très vite, la salle à manger de l'auberge se transforme en véritable atelier. Dans une lettre adressée à Vincent Van Gogh le 20 octobre 1889, Gauguin écrit :

… Un assez grand travail que nous avons entrepris en commun de Haan et moi : une décoration de l'auberge où nous mangeons. On commence par un mur puis on finit par faire les quatre…

 

Cet enthousiasme collectif débouche sur la création de l'un des plus incroyables ensembles décoratifs de l'époque.

Peinte par Gauguin sur un enduit de plâtre, L'Oie, située au niveau de l'imposte du mur ouest, n'a été redécouverte que dans le courant des années 1920 par des artistes américains. Son acquisition en 1999 par le musée des Beaux-Arts de Quimper a constitué un événement qui a fait date en permettant de compléter les deux autres éléments du décor de l'auberge de Marie Henry déjà présentés (Le Génie à la guirlande de Charles Filiger et le Pichet et oignons de Jacob Meijer de Haan). Le thème de l'oie, abondamment représenté par des artistes impressionnistes comme Camille Pissarro, prend chez Paul Gauguin une signification partagée entre réalisme et symbolisme. On y reconnaît évidemment sans peine l'animal de la ferme tout comme on pourrait y déceler une allusion au mythe de Léda et de Zeus, lui-même renvoyant à la liaison entre Marie Henry et Meijer de Haan. Léda, transformée en oie, personnifierait ainsi l'hôtesse des lieux. Autour de l'oie, Gauguin a disposé des fleurs ressemblant à des boutons de fleurs de lotus, ajoutant ainsi un motif extrême-oriental qui annonce le syncrétisme formel qui s'épanouira dans les chefs-d'œuvre tahitiens.

École de Pont-Aven

L'Oie

Paul GAUGUIN (1848-1903)

1889

Agrandir l'image jpg 545Ko (Voir légende ci-après) (fenêtre modale)
Paul Gauguin (1848-1903) L’Oie, 1889 - Huile sur plâtre, 53 x 72 cm - © Musée des beaux-arts de Quimper

Huile sur plâtre

99-4-1

Achat en vente publique en 1999 avec l'aide du Fonds du Patrimoine du Ministère de la culture et de la communication, de la Région Bretagne et de l'association des Amis du musée

H. 61 cm - L. 79 - P. 7 cm

Durant l'été 1889, Paul Gauguin, lassé par la foule des peintres qui se presse à Pont-Aven, décide de s'isoler au Pouldu. Accompagné de Meijer de Haan, peintre amateur hollandais, il s'installe à l'auberge de la Plage tenue par Marie Henry. Les deux artistes sont rejoints par Paul Sérusier et Charles Filiger. Très vite, la salle à manger de l'auberge se transforme en véritable atelier. Dans une lettre adressée à Vincent Van Gogh le 20 octobre 1889, Gauguin écrit :

… Un assez grand travail que nous avons entrepris en commun de Haan et moi : une décoration de l'auberge où nous mangeons. On commence par un mur puis on finit par faire les quatre…

 

Cet enthousiasme collectif débouche sur la création de l'un des plus incroyables ensembles décoratifs de l'époque.

Peinte par Gauguin sur un enduit de plâtre, L'Oie, située au niveau de l'imposte du mur ouest, n'a été redécouverte que dans le courant des années 1920 par des artistes américains. Son acquisition en 1999 par le musée des Beaux-Arts de Quimper a constitué un événement qui a fait date en permettant de compléter les deux autres éléments du décor de l'auberge de Marie Henry déjà présentés (Le Génie à la guirlande de Charles Filiger et le Pichet et oignons de Jacob Meijer de Haan). Le thème de l'oie, abondamment représenté par des artistes impressionnistes comme Camille Pissarro, prend chez Paul Gauguin une signification partagée entre réalisme et symbolisme. On y reconnaît évidemment sans peine l'animal de la ferme tout comme on pourrait y déceler une allusion au mythe de Léda et de Zeus, lui-même renvoyant à la liaison entre Marie Henry et Meijer de Haan. Léda, transformée en oie, personnifierait ainsi l'hôtesse des lieux. Autour de l'oie, Gauguin a disposé des fleurs ressemblant à des boutons de fleurs de lotus, ajoutant ainsi un motif extrême-oriental qui annonce le syncrétisme formel qui s'épanouira dans les chefs-d'œuvre tahitiens.

Commentaire sonore de "L'Oie" de Paul Gauguin

En vidéo : une histoire de peintres au Pouldu

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